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Plurielles

Publié le 08/03/2019

Plurielles

« Plurielles ces femmes qui ont osé mettre en avant des compétences, plurielles ces femmes qui ont fait le choix de briser les tabous de la mixité, plurielles ces femmes qui ont laissé s’exprimer leur curiosité, leurs passions, plurielles sont les possibilités professionnelles… Parce qu’il n’y a pas de métier d’hommes et de métiers de femmes, découvrir le métier qui nous plaît aujourd’hui c’est mettre en place une mécanique pour mieux se connaître, mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et mieux appréhender l’environnement économique qui nous entoure. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, nous avons voulu mettre en avant ces femmes passionnées qui contribuent à écrire quelques pages de l’histoire de notre collectivité. Et si la mixité des métiers était l’une des solutions pour parvenir à l’égalité professionnelle ? »

Charlotte Benoît, Première adjointe au Maire de Vichy en charge de la Culture, de la dynamisation du centre-ville et du commerce et de l’animation.


Cécile Daniel, Responsable du Pôle Ingénierie Voirie et Bâtiment

Si vous cherchez un visage derrière le chantier de curage du plan d’eau, c’est celui de Cécile Daniel qui se dessine. Responsable du service « Voirie et Bâtiment » qui intègre les ouvrages d’art de la Ville parmi lesquels le plan d’eau avec le barrage, la passe à poissons, ses missions sont aussi riches que diverses. Au menu : suivi des travaux, élaboration des cahiers des charges des consultations et gestion du quotidien : maintenance, lien avec les administrés et les usagers des ERP (établissements recevant du public).

Cécile Daniel

« Je prends toutes les missions avec intérêt car j’aime la variété qui existe dans ce métier et c’est pour cette raison que j’ai eu envie d’intégrer le service des Bâtiments. Au–delà de la pluralité des projets, ils sont souvent conduits transversalement avec d’autres services et c’est très enrichissant. »

Originaire de Pau, Cécile arrive un peu par hasard dans ce corps de métier. Après une prépa Bio Chimie Physique et Sciences de la Terre, elle s’oriente vers des études liées à l’environnement, l’eau et la gestion des déchets qui la conduiront jusqu’au concours d’Ingénieur Territorial. Elle intègre le service de la Ville de Vichy, en 2006, sous l’angle du plan d’eau, du pont barrage puis, par la suite, celui de la Voirie et des bâtiments pour lequel elle exploite des missions de Bureau d’études. « C’était nouveau pour moi car je sortais d’une école où le secteur de l’environnement se féminisait, je n’avais pas pris conscience du milieu très masculin de ce travail en lien avec les entreprises du BTP. On ne ressent pas autant cette différence en bureau d’études. Malgré la présence de Michèle Tauveron qui était la Directrice des Services Techniques, mon jeune âge conjugué au fait d’être une femme n’a pas toujours été bien perçu. En revanche, je n’ai jamais eu de remarques sexistes, seulement de la méfiance. »

En revanche, Cécile aime quand le travail avance « Je garde toujours en mémoire les aspects négatifs d’une mission, s’ils se présentent, pour les transformer. C’est une des richesses de ce métier. »

Un trait de caractère que Cécile a affiné dès le plus jeune âge : « Un de mes jeux favoris était de transformer mes poupées en GI Joe : je leur faisais faire le parcours du combattant dans ma chambre ! Elles devaient passer sous le lit, traverser une rivière en crue entre eux chaises, puis les escalader, … ». Cécile faisait aussi l’école à ses peluches lui donnant des envies d’être institutrice, mais le temps a été favorable à la collectivité en orientant la jeune Béarnaise jusqu’aux portes de la cité thermale !

Le pôle Ingénierie Voirie et Bâtiment compte 8 femmes et 9 hommes. « Ce que j’aimerais voir c’est plus de femmes  dans les équipes de terrain comme sur les chantiers de voirie par exemple ou encore dans certains métiers comme l’élagage. »


Cindy NEVEU, peintre au Centre Technique municipal

Depuis un an, elle harmonise les couleurs de la Ville. De la peinture aux revêtements, elle partage ses qualités au sein de l’équipe du Centre Technique Municipal. Agile, rapide, précise, soigneuse et résistante, tel est le portrait du peintre mais surtout celui de Cindy Neveu.

Cindy Neveu

Depuis toute petite, Cindy a toujours aimé bricoler entre les loisirs créatifs et la découverte du métier de plâtrier-peintre avec son beau-père. « J’ai toujours été bonne élève mais toute une journée sur une chaise, ce n’était pas possible ! Après la troisième, je voulais déjà me former à ce métier mais mes parents ont insisté pour que je poursuive ma scolarité en filière générale : ça n’a pas fonctionné, j’avais besoin de concret et dès que j’ai eu 18 ans, j’ai quitté le lycée. »

Déterminée, elle entre au CFA des Métiers du Bâtiments à Bellerive-sur-Allier et suit sa formation (CAP, BP et mention complémentaire) en apprentissage pendant 5 ans auprès de l’entreprise Kolasinsky à Saint-Yorre. « Dans ma classe, en filière peinture, nous étions 8 filles et 20 garçons, c’est un milieu qui se féminise  suite à la recrudescence des émissions de TV, notamment.»

Par la suite, elle occupe des postes en CDD avant de monter sa micro-entreprise. « Les chantiers ne manquaient pas mais, seule, la charge de travail devenait compliquée à gérer. Et puis, ce qui est épanouissant, ici, au Centre Technique Municipal, c’est la pluralité des missions, ce que je ne faisais pas avant. J’ai mon métier de peintre mais je peux être amenée à intervenir avec les maçons, les menuisiers, etc. »

Pour Cindy, être une femme n’a jamais été une difficulté dans ce métier « Au contraire, si les gens sont surpris, c’est dans le bon sens ! Quand je suis entrée en apprentissage, j’ai intégré une équipe de 16 salariés, tous des hommes, et si j’en suis là aujourd’hui, c’est que j’ai été parfaitement guidée et conseillée ! De la même façon, à la Ville de Vichy, j’ai été accueillie avec beaucoup de bienveillance. En revanche, côté stéréotype de genre, la jeune femme ne mâche pas ses mots : « Régulièrement on me demande comment je m’en sors au milieu de tous ces hommes…. Je pense donc que le cliché qu’il faut balayer c’est celui de dire que le c’est un secteur où les hommes sont des sauvages ! »

Aujourd’hui, Cindy aimerait former des jeunes filles pour leur montrer que l’on peut s’épanouir en choisissant leur voie malgré les préjugés. « J’ai envie de transmettre l’envie d’aimer son métier, on gagne énormément en confiance ! » Chaque année, elle essaie d’aller aux portes ouvertes du CFA et répond favorablement aux différentes sollicitations s’il s’agit de témoigner de son expérience.


Émilie, maître-chien à la brigade cynophile de la Police municipale

En binôme avec Maki, berger belge malinois, Émilie assure des missions de sécurisation et de surveillance avec son chien. Une véritable vocation pour la jeune femme qui a débuté sa carrière dans la Police municipale il y a 12 ans.

Émilie

C’est par l’intermédiaire de son mari, gendarme, qu’Émilie découvre le métier de policier municipal.  « J’ai alors décidé d’intégrer ce corps de métier d’abord comme ASVP (agent de surveillance de la voie publique) puis j’ai passé le concours de policier municipal. C’est un métier de proximité et d’action. On est toujours en mouvement, au contact et à l’écoute des riverains. Cette diversité des missions et une richesse : il n’y a jamais de monotonie ! »

Émilie est arrivée à Vichy en 2012 après avoir exercé à Cagnes-sur-Mer. « Depuis que je suis ado, je suis en contact avec les chiens, c’est pour cette raison que dès que j’ai vu l’annonce de maître-chien à Vichy, j’étais tellement tentée que j’ai postulé. »

C’est ici qu’elle se forme au métier de maître-chien. « Aujourd’hui je ne me verrai pas faire autre chose. L’animal apporte énormément à nos pratiques professionnelles. Je travaille avec des bergers belges malinois, Maki est le troisième avec lequel je travaille. Le premier s’appelait Vass, j’ai suivi ma formation avec lui, juste avant son départ à la retraite. C’est ce chien qui m’a formé, mon « chien-école » comme j’aimais l’appeler. Ensuite, je me suis perfectionnée avec son remplaçant, Falco qui a été mon premier chien de travail, aujourd’hui à la retraite. »

Tous ces chiens sont des bergers belges malinois. Outre leur apparence impressionnante sur la voie publique avec une morphologie plus imposante que celle du berger allemand, ils disposent de qualités exceptionnelles pour en faire de parfaits collègues de travail ! « C’est une race exceptionnelle dont je suis tombée amoureuse, d’une intelligence rare. Ils sont agiles et faciles à dresser. D’ailleurs, mes chiens, à la maison sont aussi des malinois ! Je ne me verrai pas travailler avec d’autres. »

Le fait d’être une femme n’a jamais été un frein dans les différentes équipes qu’elle a eu l’opportunité d’intégrer. « Je suis UN policier, UN collègue, je ne suis pas différente !  Il n’y a pas de sexisme dans ce milieu, au contraire, il y a toujours de la bienveillance les uns envers les autres. Souvent, la difficulté vient de l’extérieur, en intervention, mais ça ne me déstabilise pas. »


Marie Fongarland, Responsable de l’exploitation de la station d’épuration de Vichy Communauté (STEP)

Maître ès dépollution, Marie est chargée du bon fonctionnement de la station d’épuration depuis 2014. Une structure complexe qui récupère les eaux usées (douches, toilettes, cuisine…) pour les nettoyer avant de remettre l’eau à la rivière et la rendre potable.

Marie Fongarland

« La station d’épuration est une grosse ferme de bactéries et on a besoin d’elles pour survivre ! Ma mission est de les étudier pour savoir s’il faut les extraire ou les laisser afin de présenter des taux d’abattement de pollution respectant les arrêtés de la Police de l’eau. ». Originaire de Varennes-sur-Allier, Marie a été sensibilisée à l’environnement dès son plus jeune âge. « J’ai grandi à la campagne et de la balade en forêt au gaspillage en passant par les économies d’eau. »

C’est lors d’un cours à la fac au sujet de l’eau et de la rivière que Marie découvre ce secteur. « Le fonctionnement fantastique de l’eau ! C’est toute une vie, un cycle et un écosystème formidablement organisé. Ayant plutôt des appétences pour les mathématiques et la biologie,  le domaine de l’assainissement est devenu une évidence ! »

Malgré un milieu très masculin, Marie n’a jamais été confrontée au sexisme. « Je pars du principe que si on est compétent, la question d’être un homme ou une femme ne pose pas. Si une femme veut s’orienter vers un métier, elle le peut. C’est son choix de carrière ! Si on veut parler d’égalité, ça se joue dès le plus jeune âge en balayant les stéréotypes de genre : le bleu, le rose, la coquetterie, les voitures, etc. »

Et Marie le sait bien pour en avoir fait les frais, enfant. « Quand j’étais petite j’avais eu en cadeau un jouet de « garçon », ma mère l’a donné à mon frère et l’a remplacé par une Polly pocket®. J’ai trouvé ça tellement injuste que j’ai décidé alors de refuser d’être la fille qu’on attendait : je n’aimais pas le rose, je voulais avoir les cheveux courts mais surtout je voulais être moi tout simplement ! »

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