À l’approche de son centenaire, l’œuvre de Maurice Béjart revient triomphante à l’Opéra de Vichy, portée par sa compagnie, là où il fit ses débuts de danseur quatre-vingts ans plus tôt.
Les 7 danses grecques ouvrent la soirée sur la musique de Míkis Theodorákis. Béjart y refuse la reconstitution folklorique. « Devenir l’autre et non pas dépeindre l’autre », écrivait-il. Les emprunts aux pas authentiquement grecs restent réduits au minimum. Certaines danses se
composent comme des fugues de Bach, et les costumes sont ceux que les danseurs portent au studio. Le résultat est saisissant. De l’aveu des Grecs eux-mêmes, la Grèce n’y est jamais aussi présente que parce qu’elle n’est jamais citée. Créée à New York en 1983, la pièce n’a rien
perdu de sa force d’évidence.
Vient ensuite Béjart et nous, patchwork chorégraphique qui se feuillette comme un album de famille. Ce réjouissant programme puise dans les pièces qui ont fait sa légende, d’Héliogabale à Wien Wien, de Dibouk à Mozart Tangos, sur des musiques qui le sont tout autant, de Beethoven à Stravinsky, de Brel à Barbara. Pas de deux, solos et ensembles recomposés portent la vision de Julien Favreau, directeur artistique et longtemps interprète emblématique du chorégraphe, qui signe là une proposition d’une rare intensité.
Prestations
- Accessible en fauteuil roulant avec aide
- Accessible en fauteuil roulant en autonomie
- Place réservée PMR
- Ascenseur aux normes
- Rampe d'accès
- Sonnette PMR
Localisation :
Opéra de Vichy
place Aletti
03200 Vichy
(ouverture dans un nouvel onglet)