Discours du Maire

Le Conseil Municipal d’installation s’est réuni samedi 21 mars 2026, pour procéder à l’élection du Maire. Frédéric Aguilera a été élu Maire de Vichy.
Retrouvez son discours d’installation ci-après :

« Mes chers collègues,

Avant toute chose, je veux remercier les Vichyssoises et les Vichyssois pour la confiance qu’ils nous ont accordée.

Du fond du cœur, merci.

Être élu maire est une chance. Être réélu, avec un tel score, est une responsabilité plus grande encore. Cette confiance nous honore autant qu’elle nous oblige.

Je veux féliciter l’ensemble des élus municipaux qui s’engagent aujourd’hui au service de Vichy. J’ai aussi une pensée pour celles et ceux qui nous ont précédés et ont bâti, au fil des générations, cette ville que nous aimons tant. N’oublions jamais que nous ne sommes que des passeurs.

Je pense aussi aux électrices et aux électeurs qui n’ont pas fait le choix de notre équipe. Leur message mérite d’être entendu. Car un maire n’est pas le maire d’une partie de la ville. Il est le maire de tous.

Mes chers collègues,

Il y a des villes que l’on administre,

et d’autres que l’on aime.

Vichy est de celles-là.

Née de l’eau, façonnée par le temps, elle s’est construite en accueillant le monde sans jamais se perdre.

Ici, tout est dialogue : des styles, des influences, des époques.

Dans un même regard, on traverse l’Europe.

Dans un même lieu se concentrent la France et le monde.

Vichy est un concentré de beauté, d’architecture et d’intelligence urbaine.

Vichy appartient à cette histoire européenne des grandes villes d’eaux, où se mêlent soins, nature et art de vivre.

Vichy n’est pas seulement une ville d’histoire.

Elle est en train de redevenir un modèle d’urbanisme.

Car ce que les urbanistes cherchent aujourd’hui pour relever les défis climatiques, Vichy le porte depuis longtemps. À nous de le faire grandir.

C’est une ville d’équilibre.

Ouverte sans se disperser.

Accueillante sans s’effacer.

Vichy, C’est une manière de vivre.

Ville parc.

Ville apaisante.

Ville du soin.

Ville du bien-être.

Ville de paysages thérapeutiques.

Ville du beau.

Oui, ici, le beau est une exigence.

Et c’est ce qui la rend profondément contemporaine.

C’est une chance.

Mais c’est aussi une responsabilité.

Mais une ville ne se résume pas à ses bâtiments.

Vichy, ce sont d’abord des femmes et des hommes que j’aime profondément.

Notre ville est le fruit de générations qui l’ont façonnée avec cœur : des ouvriers, des artisans, des commerçants, des soignants, des femmes et des hommes de culture, de science et de création.

Tous ont contribué, chacun à leur manière, à faire de Vichy ce qu’elle est aujourd’hui.

Vichy est une œuvre collective matérielle et immatérielle.

Nous en sommes les dépositaires et c’est avec cette exigence que nous devons exercer ce mandat.

Chers collègues,

Ce que Vichy incarne depuis toujours, c’est une certaine idée de la République.

Une République qui rassemble, qui accueille et qui élève.

Au-dessus de moi se tient Marianne.

Elle nous rappelle que le pouvoir vient du peuple souverain.

Que nous sommes ici pour servir les Vichyssoises et Vichyssois, et uniquement eux.

Être élu, ce n’est pas seulement gérer.

C’est porter une exigence.

Porter des valeurs que notre nation puise dans son histoire.

Refuser toutes les formes de haine : le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et, plus globalement, toutes les discriminations.

À Vichy, cette exigence a une résonance particulière.

Le 10 juillet 1940, la République a été ici enterrée. Ce souvenir nous oblige.

Il nous rappelle que rien n’est jamais acquis.

C’est pourquoi nous devons tenir ces principes avec clarté et constance.

Je le dis ici, solennellement, parce que c’est au cœur de mon engagement, nous continuerons sur notre ligne d’un humanisme exigeant.

Un humanisme qui ne trie pas, qui ne classe pas, qui ne réduit jamais une personne à son origine, à sa religion ou à ce qu’elle serait censée représenter.

Un humanisme qui refuse toutes les formes d’assignation, de catégorisation, de mise à distance. Car dès que l’on enferme, dès que l’on oppose, dès que l’on essentialise, on s’éloigne de l’essentiel.

Notre conviction est simple : la République ne reconnaît que des citoyens, libres et égaux en droits. C’est cette vision que nous porterons. Une vision qui rassemble, qui apaise et qui protège. Une vision profondément humaniste.

Dans cet esprit, j’ai souhaité placer ce mandat sous trois exigences :

• l’unité de la ville,

• l’apaisement,

• et la responsabilité.

L’unité, parce qu’une ville ne se gouverne pas en opposant.

L’apaisement, parce que la vie locale doit rester un espace de respect.

La responsabilité, parce que notre devoir est d’agir pour l’intérêt général.

Dans ce conseil municipal, il y a une majorité et une minorité.

Mais ce conseil n’est pas un lieu d’affrontement.

Il est un lieu de travail où chaque proposition utile sera examinée avec sérieux.

Je le redis clairement : je ne suis pas le maire d’un camp.

Je suis le maire d’une ville, dans la République.

C’est pour cela que je refuserai que l’on importe dans cette assemblée des débats extérieurs à notre ville.

Je forme le vœu que ce qui nous rassemble, l’intérêt des Vichyssois, dépasse nos différences.

Et c’est avec cette ligne claire que je présiderai nos débats.

Chers collègues,

Le projet que nous portons aujourd’hui, les Vichyssois l’ont largement approuvé.

Au-delà du bilan, c’est un cap qu’ils ont choisi.

Une manière de faire évoluer Vichy, fidèle à ce qu’elle est, mais tournée vers ce qu’elle peut devenir.

Ce projet, nous l’avons présenté, partagé, débattu.

L’élection a tranché. Et nous devons maintenant le faire vivre ensemble.

Car une ville ne se décrète pas. Elle se construit collectivement.

Ce projet sera enrichi dans les mois qui viennent avec les Vichyssoises et les Vichyssois, avec les acteurs du territoire et avec ce conseil municipal, pour aboutir, début 2027, à un véritable projet de ville partagé.

Notre projet s’organise autour de trois priorités simples : prendre soin, protéger et donner des perspectives.

Faire de Vichy une ville qui prend soin, c’est la grande cause de ce mandat.

Une ville où l’on peut se soigner, vivre mieux, vieillir dignement.

Une ville où la santé devient une colonne vertébrale.

C’est le sens du projet « Vichy, Cité de la longévité. »

Ensuite,

Faire de Vichy une ville qui protège.

Garantir la tranquillité.

Faire respecter des règles.

Mais aussi ne laisser personne de côté.

Permettre à chacun de se loger dignement.

Accompagner les parcours de vie, en particulier des plus fragiles.

Permettre à nos aînés de trouver des solutions adaptées.

Faire de Vichy une ville qui donne aussi des perspectives.

Une ville où l’on peut travailler, entreprendre, se former.

Une ville qui attire, qui crée, qui retient.

Ce que nous construisons, c’est une ville du soin, une ville apaisante, une ville du beau.

Bref, Une ville qui prend soin de ses habitants et de son avenir.

Pour mettre en œuvre notre ambition, je sais pouvoir compter sur des agents municipaux d’une très grande qualité. Je mesure chaque jour la chance que nous avons.

Chers collègues,

Vous l’avez compris, nous allons agir pour que Vichy reste fidèle à son identité tout en étant pleinement contemporaine.

Une ville qui répond aux attentes d’aujourd’hui.

Une ville où chacun peut s’épanouir.

Notre ambition est simple : dans quelques années, en regardant notre ville, que nous puissions dire collectivement que nous l’avons faite grandir, que nous l’avons renforcée, que nous l’avons élevée.

Vichy nous a tant donné.

À nous maintenant d’en prendre soin.

Pour qu’elle continue de prendre soin de nous et de protéger les Vichyssoises et les Vichyssois.

En route pour l’Acte 2.

Vive Vichy ! »