En 1940, le ministre Georges Mandel s’oppose à l’armistice et plaide pour la poursuite du combat. Ciblé par Vichy et les nazis, interné puis déporté, il est assassiné en 1944. Une conférence sur son courage et sa persécution.
En juin 1940, Georges Mandel est le ministre de l’Intérieur du gouvernement Reynaud, qui fait face à la débâcle. Alors que les partisans de l’armistice tendent à devenir majoritaires au sein du gouvernement autour du maréchal Pétain, Mandel est leur plus fervent opposant, arguant que le repli en Afrique du Nord et la poursuite des combats, avec le soutien des Anglais, sont possibles. Il est pris de court par la démission de Reynaud, et aussitôt visé par le nouveau gouvernement Pétain. Interné par le régime de Vichy dès l’été 1940, Mandel sera enlevé par les SS en 1942 avant d’être déporté en Allemagne puis ramené de force en France pour être livré à la Milice et assassiné en forêt de Fontainebleau en 1944. La persécution dont il a été l’objet doit autant à son refus de l’armistice en 1940 qu’au fait d’être juif : Mandel est rapidement devenu une cible prioritaire du régime de Pétain puis du pouvoir nazi. Au cours de ces années tragiques, l’ancien chef du cabinet civil de Clemenceau au courage héroïque ne s’est jamais fait d’illusion sur la fin qui l’attendait.
Conférence organisée en partenariat avec le CIERV
Localisation :
Salon d'honneur de L'Hôtel de Ville
Place de L'Hôtel de Ville
03200 Vichy
(ouverture dans un nouvel onglet)