plaque-80.jpg

10 juillet 1940 : 80 parlementaires ont dit non à Pétain

10 juillet 1940 : 80 parlementaires ont dit non à Pétain

Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale, qui réunit à l’époque le Sénat et la Chambre des députés tient une séance exceptionnelle dans le casino de Vichy. Elle vote à cette occasion, la loi constitutionnelle qui conduira à attribuer les pleins pouvoir au Maréchal Pétain et fera de Vichy, la capitale de l’Etat Français jusqu’en août 1944.

Ce 10 juillet-là, 80 parlementaires - vingt-trois sénateurs et cinquante-sept députés - refusèrent cette révision constitutionnelle parce qu’ils voyaient en elle, la fin de la République.

10 juillet 1940 à Vichy
10 juillet 1940 à Vichy

En hommage à ces 80 parlementaires qui ont dit NON, la Ville de Vichy commémore chaque année à l’Opéra, la date du 10 juillet 1940 aux côtés du Comité en l’honneur des 80 parlementaires du 10 juillet 1940 et présidé actuellement par M. Joseph Blethon.

►  Discours de Frédéric AGUILERA (Maire de Vichy et Président de Vichy Communauté) :  10 juillet 2020 

Monsieur le Président du Sénat,
Messieurs les Ministres,
Madame la sous-Préfète,
Madame la Députée,
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Président du Conseil départemental,
Mesdames et Messieurs les élus régionaux, départementaux et municipaux,
Monsieur le Président du Comité en l’honneur des 80 parlementaires,
Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations culturelles et patriotiques,
Mesdames et Messieurs,

Je suis honoré de vous accueillir ce matin dans cette salle magnifique de l’Opéra de Vichy pour célébrer avec vous le premier acte de résistance parlementaire, qui fût porté ici même par 80 élus de la République le 10 juillet 1940.

Je veux, avant toute chose, avoir une pensée particulière pour Christophe Pommeray, conseiller municipal de Vichy et Secrétaire général du Comité en l’honneur des 80, qui nous a quittés l’an dernier. Christophe Pommeray était un ardent défenseur de Vichy ainsi qu’un infatigable avocat de la mémoire des 80. Cette cérémonie a pris une vraie ampleur avec le temps et, il y est pour beaucoup, tout comme vous mon cher Joseph.

Cette ampleur, nous la mesurons à l’attachement porté par les deux chambres parlementaires, à cette cérémonie. L’an passé, nous avions accueilli Richard Ferrand, Président de l’Assemblée Nationale. Cette année, c’est au tour de Gérard Larcher, Président du Sénat d’être parmi nous. Je suis heureux de constater le niveau de solennité que conserve cette cérémonie année après année.

Bienvenue donc à vous, Monsieur le Président. Merci pour votre présence qui honore la mémoire des 80. Votre présence honore aussi la Ville de Vichy et ses habitants. Nous savons compter en vous un ami fidèle et bienveillant. Vous êtes venu à plusieurs reprises et, si vous persistez à fréquenter Vichy, c’est sans doute parce que vous percevez tout à la fois la douceur de vivre et le dynamisme de notre belle cité. 

En vous accueillant cette année, je me remémore en particulier votre visite de l’an dernier, à l’occasion de l’exposition « Il était une fois la Reine des Villes d’eaux ». Une grande exposition qui a attiré 30 000 visiteurs curieux de découvrir l’histoire bimillénaire de Vichy. 2000 ans d’une histoire riche, prestigieuse et parfois complexe. Raconter toute l’histoire de Vichy, c’est mettre en avant son âge d’or mais c’est aussi assumer la présence encombrante et non souhaitée du gouvernement de la France entre 1940 et 1944. Et c’est ce que nous avons fait.

C’est aussi ce que nous continuons à faire chaque année, le 10 juillet, à travers cette cérémonie destinée à rendre hommage aux 80 élus qui, contre les postures politiciennes, contre les lâchetés, ont pris le risque de tout perdre. 
Ces hommes furent des résistants. Ils furent ce qu’il restait d’honneur à la République française, quand leurs collègues foulaient au pied tous ses principes, en même temps que ses institutions.
Le 10 juillet 1940, la République sombra et l’Etat français entama son processus de collaboration avec l’Allemagne nazie. Un processus qui irait jusqu’à l’indignité par l’adoption dès 1940 de lois anti-juives.
Peut-on imaginer pire crime, pour un Etat, que celui qui consiste à livrer ses propres enfants à l’ennemi et à la mort en raison de leur religion ? 
C’est une honte nationale inscrite à jamais dans notre histoire de France. Une honte née au coeur même de l’appareil d’Etat.

********************

Il aura fallu attendre le 16 juillet 1995, soit plus d’un demi-siècle, pour que les plus hautes autorités françaises reconnaissent officiellement la responsabilité pleine et entière de l’Etat. 
C’est Jacques Chirac qui, le premier, dira haut et fort ce qu’aucun président n’avait osé dire avant lui. Je cite : « Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français ». 
Ces propos mettaient un terme à 50 ans de déni officiel, 50 années d’une réécriture historique qui voulait faire croire que la collaboration n’était pas le fait de la France, en tant que machine administrative et politique, mais d’une sorte de branche illégitime de l’Etat, désormais abattue.

Une légende basée sur un postulat tronqué en vertu duquel « c’était Vichy, ce n’était pas la France ».  
Aux Vichyssois d’en assumer le fardeau. A Vichy d’incarner cette période ! 

De Gaulle, qui avait perçu ce risque d’enfermement pour notre ville, rappelait, je cite : « Vichy, qui n’eut point à choisir de 40 à 44 son destin, ne saurait accepter d’être associée à la déchéance du gouvernement qui lui fut alors arbitrairement imposé ». 
Pourtant, il était plus commode pour tout le monde d’isoler cette période sombre de notre histoire, y compris sur le plan géographique, en la réduisant à une ville.
Et puis, que pèsent 25 000 Vichyssois présumés coupables, face à 60 millions de Français exonérés d’office ? Vichy, est la victime expiatoire parfaite.
Si l’intervention de Jacques Chirac eut le mérite d’en finir officiellement avec le déni, elle n’eût aucun effet sur les mentalités.
Dans les manuels d’histoire, dans les médias, dans la bouche des politiques et même dans les discours de l’actuel Président de la République, Vichy reste associé à la honte française. Vichy est la honte française. 
Au fond, ce ne serait pas très grave si cela n’impactait que notre ville. Nous saurions nous en débrouiller et trouver les ressources nécessaires pour « vivre avec ». 
Mais cette manière d’orienter le récit historique de notre pays et la persistance même de ce déni pernicieux, constituent un vrai danger pour l’avenir. 
Vivre dans le déni, c’est entretenir les braises des anciens feux. 
Vivre dans le déni, c’est garder la porte ouverte à la résurgence des vieux démons. 
Cela ne peut plus continuer. 
L’histoire de France – comme celle de tous les pays du monde - est aussi faite de périodes complexes dont les comptes n’ont pas encore été soldés, l’actualité récente nous l’a rappelé. 
80 ans après, il faut solder les comptes et engager un vrai travail de mémoire.

********************

A Vichy, nous avons subi et non suscité l’installation du gouvernement de la France. Et pourtant, nous n’avons pas attendu pour prendre notre part à ce travail de mémoire. 
Nous l’avons entamé depuis longtemps à travers cette cérémonie d’hommage aux 80. 
Nous l’avons complété en consacrant une place à Michel Crespin, plus jeune Vichyssois déporté, mort à Auschwitz en 1944, à l’âge de 5 mois. 
Nous l’avons poursuivi en donnant au parvis du Grand Casino – Opéra le nom, ô combien symbolique, de cette grande dame de notre siècle que fût Simone Veil. 
Nous l’avons développée aussi en renommant « Allée des Justes parmi les Nations » la promenade qui longe l’Allier et le Pavillon Sévigné, où logeait Philippe Pétain sans savoir que, dans le même bâtiment, des Vichyssois cachaient des Juifs.
Mais ce n’est pas suffisant et ce travail mémoriel, nous allons l’amplifier, l’accélérer dans les années à venir. Nous allons encourager et soutenir la recherche sur le rôle de l’Etat Français entre 40 et 44. 
Cet engagement de la Ville de Vichy au service de la vérité est sans réserve. C’est un engagement fort, à la hauteur des enjeux. 
Mais cet engagement a une limite. Car nous refusons d’incarner seuls, une fois encore, le travail de mémoire pour le compte de la nation. 
Nous avons plus que jamais besoin du soutien de l’État.
Nous avons besoin que les plus hautes autorités de notre pays s’emparent de ce sujet, s’investissent et nous accompagnent. 
Je lance donc aujourd’hui un appel solennel à l’État, à travers ses représentants ici présents, mais aussi à travers les relais que sont les parlementaires et d’abord vous Monsieur le Président du Sénat. 
Je vous demande de nous aider à faire comprendre à l’Etat qu’il doit enfin se mettre à la hauteur de ces 80 courageux parlementaires qui en 1940 refusèrent d’accorder les pleins pouvoirs constituant à Philippe Pétain et agirent pour le salut de la France. 
Aidez-nous à mener à bien ce travail de réconciliation et de concorde nationale en y impliquant l’Etat. 
Nous sommes en 2020, 80 ans après. L’avenir de notre nation et des générations futures nous oblige à faire preuve d’audace pour avancer collectivement afin de briser les tabous et d’abattre tous les dénis ! 
La France peut compter sur Vichy. 

Vichy aimerait pouvoir compter sur la France.
Je vous remercie.

En juillet 1940, le gouvernement français s'installait à Vichy. 80 ans plus tard, l’actuel maire de la ville, Frédéric Aguilera (LR), prend la plume, le temps d’une tribune, pour rappeler l’État à la reconnaissance de sa responsabilité.

Il y a 80 ans, Vichy devenait la capitale de l’Etat Français. Un fait doublement imposé : à l’Etat, par l’avancée allemande sur Paris ; aux Vichyssois, par le choix du gouvernement de s’implanter dans leur ville.

Depuis, l’Etat s’est chargé de laver son honneur en mettant à distance ses pires compromissions. Il n’a pas hésité à sacrifier la ville qui l’avait accueilli, alors même que le Général De Gaulle affirmait : « Vichy, qui n’eut point à choisir, de 1940 à 1944, son destin, ne saurait accepter d’être associée à la déchéance du gouvernement qui lui fut alors arbitrairement imposé.»

Vichy était une proie facile. Située loin des centres de décision et des enjeux du moment, la ville possédait – dans l’esprit des gouvernants – les atouts suffisants pour incarner la culpabilité de tout un peuple. Pour sauver les apparences et refonder la nation, la IVème République a écrit un récit historique dédouanant l’Etat.

Notre cité thermale est donc devenue la victime expiatoire d’une France vivant dans le déni autour d’un postulat simple : « C’était à Vichy donc ce n’était pas la France ».

Il faudra attendre les années 90, soit près de 50 ans, pour que l’Etat accepte enfin sa responsabilité dans la collaboration et la tragédie que fût l’extermination des juifs. L’acte fondateur, courageux, fût posé par le Président Chirac le 16 juillet 1995 : « Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français ».

Et pourtant, le déni persiste. Le nom de Vichy reste associé à la honte française. Depuis plus de 40 ans, pas un seul Président en exercice n’a visité Vichy. Aucun Président de la Vème République dans le cadre d’une visite mémorielle. Cette indifférence traduit un vrai mépris à l’égard d’une population chargée d’endosser seule le fardeau d’une histoire nationale.

Il est grand temps que cela cesse. Grand temps que la France regarde son histoire en face et remplisse son devoir de mémoire sur la période 1940-1945. A cet égard, l’affirmation claire et systématique de la responsabilité de « l’Etat Français et de son gouvernement » et non du « Régime de Vichy » serait une avancée bienvenue.

A Vichy, nous n’avons pas peur de mener le combat du devoir de mémoire.

Dans le cadre de notre candidature transnationale pour une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, nous allons créer un vaste espace muséographique doté d’un centre de recherche pour raconter les 2000 ans de notre histoire prestigieuse. La période de l’occupation y occupera une place prépondérante. Le rôle exact joué par les autorités françaises y sera expliqué.

Nous prendrons donc notre part. A l’Etat, maintenant, de prendre la sienne. Car il est inenvisageable que nous portions seuls cette mission pour le compte de la nation. Je demande solennellement à l’Etat de nous accompagner dans cette démarche, et de reconnaître enfin le statut de victime de notre ville injustement marquée au fer rouge depuis 80 ans.

Jacques CHIRAC rappelait : « Il est, dans la vie d’une nation, des moments qui blessent la mémoire et l’idée que l’on se fait de son pays. Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l’on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l’horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie. (...) Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions ».

Oui, il faut trouver les « mots justes pour rappeler l’horreur » car il n’est pas d’avenir serein sans passé assumé. Mais la France aura-t-elle le courage d’en finir avec son déni ?

 

► Discours de Frédéric Aguilera (Maire de Vichy et Président de Vichy Communauté) :  10 juillet 2021

  • M. Marcel ASTIER Sénateur de l'Ardèche (1885-1947)
  • M. Jean-Fernand AUDEGUIL Député de la Gironde (1887-1956)
  • M. Vincent AURIOL Député de la Haute-Garonne (1884-1966)
  • M. Alexandre BACHELET Sénateur de la Seine (1866-1945)
  • M. Vincent BADIE Député de l'Hérault (1902-1989)
  • M. Camille BEDIN Député de la Dordogne (1893-1979)
  • M. Emile BENDER Sénateur du Rhône (1871-1953)
  • M. Jean BIONDI Député de l'Oise (1900-1950)
  • M. Léon BLUM Député de l'Aude (1872-1950)
  • M. Laurent BONNEVAY Député du Rhône (1870-1957)
  • M. Paul BOULET Député de l'Hérault (1894-1982)
  • M. Georges BRUGUIER Sénateur du Gard (1884-1962)
  • M. Séraphin BUISSET Député de l'Isère (1870-1949)
  • M. Gaston CABANNES Député de la Gironde (1882-1950)
  • M. François CAMEL Député de l'Ariège (1893-1941)
  • M. Pierre de CHAMBRUN Sénateur de la Lozère (1865-1954)
  • M. Auguste CHAMPETIER DE RIBES Sénateur des Basses-Pyrénées (1882-1947)
  • M. Pierre CHAUMIE Sénateur du Lot-et-Garonne (1880-1966)
  • M. Arthur CHAUSSY Député de Seine-et-Marne (1880-1945)
  • M. Joseph COLLOMP Député du Var (1865-1946)
  • M. Octave CRUTEL Député de Seine-Inférieure (1879-1961)
  • M. Achille DAROUX Député de la Vendée (1866-1953)
  • M. Maurice DELOM-SORBE Député des Basses-Pyrénées (1898-1986)
  • M. Joseph DEPIERRE Sénateur du Rhône (1888-1961)
  • M. Marx DORMOY Sénateur de l'Allier (1888-1941)
  • M. Alfred ELMIGER Député du Rhône (1886-1958)
  • M. Paul FLEUROT Sénateur de la Seine (1875-1946)
  • M. Emile FOUCHARD Député de Seine-et-Marne (1902 - 1996)
  • M. Edouard FROMENT Député de l'Ardèche (1884-1973)
  • M. Paul GIACOBBI Sénateur de la Corse (1896-1951)
  • M. Justin GODART Sénateur du Rhône (1871-1956)
  • M. Félix GOUIN Député des Bouches-du-Rhône (1884-1977)
  • M. Henri GOUT Député de l'Aude (1876-1953)
  • M. Louis GROS Sénateur du Vaucluse (1873-1963)
  • M. Amédée GUY Député de la Haute-Savoie (1882-1957)
  • M. Jean HENNESSY Député des Alpes-Maritimes (1874-1944)
  • M. Lucien HUSSEL Député de l'Isère (1889-1967)
  • M. André ISORE Député du Pas-de-Calais (1891-1968)
  • M. Eugène JARDON Député de l'Allier (1895-1977)
  • M. Jean-Alexis JAUBERT Député de la Corrèze (1879-1977)
  • M. Claude JORDERY Député du Rhône (1876-1945)
  • M. François LABROUSSE Sénateur de la Corrèze (1870-1951)
  • M. Albert LE BAIL Député du Finistère (1898-1952)
  • M. Joseph LECACHEUX Député de la Manche (1880-1952)
  • M. Victor LE GORGEU Sénateur du Finistère (1881-1963)
  • M. Justin LUQUOT Député de la Gironde (1881-1944)
  • M. Augustin MALROUX Député du Tarn (1900-1945)
  • M. Gaston MANENT Député des Hautes-Pyrénées (1884-1964)
  • M. Alfred MARGAINE Député de la Marne (1870-1953)
  • M. Léon MARTIN Député de l'Isère (1873-1967)
  • M. Robert MAUGER Député du Loir-et-Cher (1891-1958)
  • M. Jean MENDIONDOU Député des Basses-Pyrénées (1885-1961)
  • M. Jules MOCH Député de l'Hérault (1893-1985)
  • M. Maurice MONTEL Député du Cantal (1900 - 1996)
  • M. Lionel de MOUSTIER Député du Doubs (1882-1945)
  • M. Marius MOUTET Député de la Drôme (1876-1968)
  • M. René NICOD Député de l'Ain (1881-1950)
  • M. Louis NOGUERES Député des Pyrénées-Orientales (1881-1956)
  • M. Jean ODIN Sénateur de la Gironde (1889-1975)
  • M. Joseph PAUL-BONCOUR Sénateur du Loir-et-Cher (1873-1972)
  • M. Jean PERROT Député du Finistère  (1889-1976)
  • M. Georges PEZIERES Sénateur des Pyrénées-Orientales (1885-1941)
  • M. André PHILIP Député du Rhône (1902-1970)
  • M. Marcel PLAISANT Sénateur du Cher (1887-1958)
  • M. François TANGUY-PRIGENT Député du Finistère (1909-1970)
  • M. Paul RAMADIER Député de l'Aveyron (1888-1961)
  • M. Joseph-Paul RAMBAUD Sénateur de l'Ariège (1879-1944)
  • M. René RENOULT Sénateur du Var (1867-1946)
  • M. Léon ROCHE Député de la Haute-Vienne (1895-1944)
  • M. Camille ROLLAND Sénateur du Rhône (1875-1964)
  • M. Jean-Louis ROLLAND Député du Finistère (1891-1970)
  • M. Joseph ROUS Député des Pyrénées-Orientales (1881-1974)
  • M. Jean-Emmanuel ROY Député de la Gironde (1887-1962)
  • M. Henri SENES Sénateur du Var (1877-1961)
  • M. Philippe SERRE Député de Meurthe-et-Moselle (1901-1991)
  • M. Paul SIMON Député du Finistère (1886-1956)
  • M. Gaston THIÉBAUT Député de la Meuse (1898-1982)
  • M. Isidore THIVRIER Député de l'Allier (1874-1944)
  • M. Pierre TRÉMINTIN Député du Finistère (1876-1966)
  • M. Michel ZUNINO  Député du Var (1889-1951)

Vaccination COVID-19 : prenez rendez-vous directement sur doctolib.fr

La ville de Vichy utilise des cookies pour vous offrir le meilleur service en ligne. En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies sur ce site. En savoir plus