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Gauvain Sers, Gavroche des temps modernes

Publié le 09/02/2018

Gauvain Sers, Gavroche des temps modernes

Propulsé sur le devant de la scène par le chanteur Renaud, Gauvain Sers prend son envol avec un premier album qui s’écoule à plus de 100.000 exemplaires. Le chanteur creusois est défini comme un «faiseur de portraits». Entretien.

Gauvain SERS en concert à Vichy


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

Vous êtes auteur, compositeur, interprète, quelles sont vos influences musicales ?


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

Il y a vraiment deux côtés. D’une part la chanson française, à texte, que j’ai beaucoup écoutée quand j’étais petit, Brassens, Jean Ferrat, Renaud, Alain Souchon, Allain Leprest et d’autre part, un côté folk avec les «Song Writer» américains comme Bob Dylan, Neil Young, Simon & Garfunkel, Leonard Cohen. Ce sont tous ceux qui ont influencé ma musique.


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

Certains poètes ont influencé votre écriture ?


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

J’aime beaucoup Bernard Dimay, illustre figure montmartroise et Prévert dont j’apprécie particulièrement l’écriture.


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

La musique a-t-elle toujours fait partie de votre vie ?


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

Je n’étais pas destiné à devenir chanteur, personne ne faisait de musique dans ma famille. Je n’étais pas né là-dedans. En revanche, petit, j’ai baigné dans la musique par l’intermédiaire de mon père, grand amateur de chansons. On en écoutait partout : à la maison, en voiture. Il nous emmenait souvent en concert découvrir les artistes. Quand je suis parti faire des études, j’ai commencé à écrire mes premières chansons. Le fait d’en faire un métier, est venu au fil du temps, de la route, des concerts et des chansons.


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

À quoi vous destiniez-vous ? 


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

Je faisais des études d’ingénieur en mathématiques appliquées. C’est quand j’ai eu mon diplôme que je suis parti à Paris pour tenter ma chance dans la musique. J’ai intégré «La Manufacture Chanson» dans le 11e (SCOP chanson, NDLR) qui m’a vraiment aidé à rencontrer des gens et à commencer à mettre les pieds dans le milieu musical.


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

Votre spectacle «fantastico-humoristique» est étoffé d’une galerie de personnages très différents. Qui sont-ils ? 


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

J’aime beaucoup les «chansons-portraits», je trouve que ce sont souvent les plus touchantes. Cela peut concerner des gens très différents. Il y a le portrait d’une famille d’agriculteurs parce que c’est toute mon enfance. Ou encore, la chanson «Dans le ventre du bus 96» qui est une galerie de personnages que j’ai observés un petit peu tous les jours. Il y a aussi le portrait du fils dont la maman découvre qu’il vient de partir au djihad. Ce sont des personnages toujours différents issus d’histoires qui m’ont beaucoup touché. Des histoires plus personnelles et d’autres avec lesquelles je n’ai pas de lien mais que je voulais aborder, que j’imagine comme celle de la chanson «Hénin-Beaumont» : l’histoire du facteur qui va distribuer le courrier le lendemain des élections municipales et qui se demande qui a pu voter pour qui.

Gauvain Sers


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

Vous êtes nommés aux Victoires de la Musique dans la catégorie «meilleure création visuelle» pour le clip «Pourvu» réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Comment s’inscrit cette reconnaissance dans votre parcours ?


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

J’ai tendance à croire que c’est le public le plus important. Mon but, c’est quand même de faire des concerts et d’aller à la rencontre des gens. C’est sûr que d’être nommé aux Victoires de la Musique, c’est une reconnaissance du métier.


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

Vous avez repris «Le Pénitencier» lors de l’émission en hommage à Johnny Halliday le 6 janvier dernier aux côtés d’autres artistes. Comment vit-on ce moment quand on est un jeune artiste ?


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

J’avais participé à l’album hommage à Johnny, sorti quelques semaines avant sa mort. Cette émission avait été programmée avant, elle a donc été maintenue pour devenir une émission hommage. J’étais honoré d’en faire partie parce que je trouve cela important de rendre hommage à un artiste comme lui. J’étais très ému d’être au milieu de ces artistes qui avaient fait des duos ou collaboré avec lui. Il y avait énormément d’émotion au moment du tournage, je me sentais un peu «tout petit» et j’ai essayé de chanter «Le Pénitencier» le plus humblement possible.


C'est à Vichy

C'est à Vichy :

Vous redémarrez votre tournée le 2 mars, quels sont vos projets ensuite ?


Gauvain Sers

Gauvain Sers :

Il va y avoir beaucoup de concerts jusqu’à la fin de l’année avec, aussi, les festivals cet été. Il y a bientôt la sortie du clip «Dans mes poches», le deuxième single, les Victoires de la Musique. Et puis, je continue d’écrire des chansons pour me projeter et préparer un deuxième album. 

 

Gauvain Sers

 

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