Personnages célèbres

Les aristocrates célèbres :

Marquise de Sévigné(1626-1696) - Epistolière

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné vient à deux reprises soigner ses rhumatismes à Vichy, en 1676 et 1677. Femme cultivée à l’esprit vif, elle est une des femmes les plus admirées de son siècle. Partageant son existence entre la Cour, les salons parisiens et sa propriété en Bretagne, elle entretient une importante correspondance avec ses proches et en particulier sa fille, Madame de Grignan. Souffrant de rhumatismes, ses médecins lui imposent d’aller prendre les eaux. Elle écrit alors une quinzaine de lettres depuis la cité thermale, lettres où elle donne la liste des personnages connus présents et décrit en détail mœurs et coutumes de la cité thermale. Ses lettres passionnent la Cour et font à la station une publicité extraordinaire. La marquise assure : « Nous sommes ici dans une jolie société : le temps est admirable, le pays délicieux, on y fait la meilleure chair du monde. » Une place, une rue et un passage honorent sa mémoire. Un buste en bronze a été inauguré dans les parcs à l’occasion du tricentenaire de sa mort.

Mesdames Adélaïde et Victoire de France (1732-1800 et 1733-1799)

Filles de Louis XV et tantes de Louis XVI. Victoire suit une cure, accompagnée de sa sœur en 1785. Toutes deux logent au couvent des Capucins, alors situé sur l’emplacement de l’établissement thermal de 1ère classe et de la galerie Napoléon. Elles sont à l’origine de la décision de construire le premier établissement thermal de Vichy, digne de ce nom. Campé sur l’emplacement de l’actuel hall des Sources, il ne sera achevé qu’en 1789. L’Allée Mesdames, avenue reliant Vichy à Cusset le long d’un bief du Sichon, rappelle que cette voie fut un lieu de promenade très prisé dès le 18e siècle, alors que les bords de l’Allier n’étaient encore que marécages.

Duchesse d’Angoulême (1778-1851)

Fille de Louis XVI et nièce de Louis XVIII. Elle fait six cures à Vichy entre 1814 et 1830. Son arrivée, entourée d’une suite nombreuse est à chaque fois un événement, d’autant plus apprécié que la duchesse, très pieuse et très charitable distribue de larges aumônes. En 1821, elle pose la première pierre de l’établissement thermal de 2ème classe, édifice qui sera détruit pour laisser place au nouvel établissement de 1ère classe en 1903. Elle en aurait elle-même dicté le programme.
 

Hommes politiques :

Napoléon III (1808-1873)

L’Empereur vient à six reprises en cure à Vichy de 1861 à 1866 (sauf en 1865). Poussé par ses médecins et par son entourage, il souhaite sans doute, en plus des soins, estimer les chances d’une ville qu’il compte utiliser en vue de contester la suprématie des villes d’eaux allemandes. Entre 1861 et 1863, il signe plusieurs décrets imposant de grands travaux : routes thermales, nouveau parc, église et presbytère, hôtel de ville et bureau de poste, rachat du pont à péage et plus tard, casino. L’Empereur prévoit de financer ces travaux grâce aux 100 000 francs perçus chaque année par l’État pour la location de l’établissement thermal. Il ordonne également la construction de chalets, villas et écuries pour lui-même et pour sa suite, d’une pompe et d’un réservoir pour l’alimentation en eau de la ville et enfin, d’un barrage mobile afin de former un lac sur l’Allier. Les séjours successifs de Napoléon III font par ailleurs une fantastique publicité à la station. L’esplanade aménagée à l’extrémité ouest de la rue Lucas rend hommage à son action en faveur de la cité thermale.

Philippe Pétain (1856-1951)

Nommé vice-président du Conseil en mai 1940, cet ancien héros de Verdun se voit confier la présidence du Conseil dès le mois de juin. Il signe l’armistice avec les allemands à Rethondes le 22 et installe le gouvernement à Vichy le 1er Juillet. La ville, située en zone libre, présente le double avantage d’une grande capacité hôtelière et d’un central téléphonique très performant. Les pleins pouvoirs sont accordés au Maréchal par l’Assemblée nationale qui réunit les deux chambres au Casino, le 10 juillet 1940, par 569 voix pour et 80 contre. L’installation du gouvernement à Vichy qui ne doit être que provisoire va durer quatre ans. Hôtels et villas sont transformés en ministères ou ambassades. Le 20 août 1944, Philippe Pétain quitte définitivement Vichy, qui sera libérée le 26 août.

Walter Stucki (1888-1963)

Avocat, est ambassadeur de Suisse en France auprès du gouvernement du Maréchal Pétain de 1940 à 1944. Par ses interventions pressantes auprès des Forces Françaises de l’Intérieur et du Commandement Allemand, il obtient l’évacuation de l’occupant au lendemain de la Libération, sans effusion de sang. Il est nommé « Citoyen d’Honneur de la ville de Vichy » au cours d’une réception à Vichy le 29 Août 1944 et a été reçu à deux reprises par la Municipalité en 1946 et 1957. Il est l’auteur d’un livre de souvenirs sur les événements intitulé « La fin du régime de Vichy ». Une rue de la ville porte son nom.

Pierre Coulon (1913-1967)

Industriel à Cusset, il est élu maire de Vichy en 1950 et réélu en 1953, 1959 et 1965. Il mène une politique d’investissement et d’animation considérable qui transforment la ville : construction du pont-barrage pour créer le lac d’Allier, aménagement de la rive gauche et d’un immense complexe sportif (stades, Maison des Jeunes, parc, salles de réunions), organisation du Centre Audiovisuel des Langues Modernes (CAVILAM), festival d’art lyrique à l’Opéra, construction du lycée de Presles, construction de l’aérodrome de Vichy-Charmeil, aménagement du quartier « des Ailes » (logements sociaux), zone industrielle et abattoir intercommunal… Une rue de Vichy, une école et le centre omnisports portent son nom.

 

Artistes, écrivains, journalistes :

Valery Larbaud :

Musée Valery-Larbaud et bio express

Roger Désormière (1898-1963) - Compositeur et chef d’orchestre né à Vichy.

Flûtiste, il fait ses études au Conservatoire de Paris et s’oriente rapidement vers la direction d’orchestre. De 1925 à 1929, il est directeur musical des Ballets Russes de Serge Diaghilev – il dirige leurs dernières représentations à Vichy - puis prend la direction de l’Orchestre national de la radio française et de l’Opéra comique. Il dirige les œuvres de la plupart de ses contemporains tels que Darius Milhaud, Erik Satie, Arthur Honegger, Francis Poulenc… Il est aussi l’un des premiers chefs à remettre la musique baroque à l’honneur et compose ou orchestre de nombreuses musiques de films. Il repose au cimetière de Vichy. Une salle de l’Ecole de Musique et une rue du quartier Beauséjour portent son nom.

Louis Neillot (1898-1973) - Peintre

Né à Vichy, il commence ses études à l’école municipale de dessin avant de « monter » à Paris à pied en 1919. Il doit alors travailler en usine et suit les cours du soir d’une académie boulevard de Clichy. Dès 1921, il expose paysages et natures mortes au Salon des Indépendants. Il abandonne alors son travail et partage son temps entre Paris et le Bourbonnais. Après l’obtention du Prix Blumenthal en 1932, il devient membre du comité du Salon des Indépendants et participe à de nombreuses expositions tant en France qu’à l’étranger. Son but était clairement défini : « Être au fauvisme ce que Cézanne fut à l’impressionnisme ». Un square du quartier des Garêts porte son nom et une salle du musée municipal lui est entièrement consacrée.

Isaac Strauss(1806-1888) - Compositeur et chef d’orchestre.

Né à Strasbourg, où il commence ses études de violon, il s’installe à Paris en 1827 pour suivre les cours du Conservatoire, alors École royale de musique. Il obtient une place de premier violon au Théâtre italien puis devient chef d’orchestre des bals des Tuileries, et enfin de ceux de l’Opéra de Paris jusqu’en 1873.Parallèlement, il dirige les saisons de Plombières, puis d’Aix-les Bains et enfin de Vichy, de 1844 à 1870. Il joue un rôle très important pour le lancement de la station et compose par ailleurs quatre cents pièces, dont de très nombreuses valses. Sa maison, 3 place J. Aletti (aujourd’hui restaurant), fut la résidence de l’Empereur lors de sa première cure.

Maurice Constantin-Weyer(1881-1964) - Écrivain

Maurice Constantin-Weyer naît et passe son enfance à Bourbonne-les-Bains, avant de partir faire ses études à Paris, Langres et Avignon. En 1904, il s’exile au Canada et s’installe comme agriculteur dans l’état du Manitoba mais revient en 1914, se portant volontaire dès la déclaration de la guerre. Blessé à la fin du conflit, il rencontre Germaine Weyer, vichyssoise parente de Valery Larbaud, alors infirmière bénévole, qu’il épouse en 1920. Il publie peu après son premier roman et accepte différents postes de journaliste, à Nevers et à Poitiers. En 1928, son ouvrage « Un homme se penche sur son passé » est récompensé par le Prix Goncourt. En 1939, il quitte Orléans pour Vichy, où il reviendra régulièrement jusqu’à la fin de sa vie. Il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages parmi lesquels deux sont consacrés à la cité thermale : « Vichy, ville de charme » (1933) et « Vichy et son histoire » (1947). Il est également l’auteur de plusieurs traductions et de nombreux articles, ainsi que de peintures et aquarelles. Il meurt à Vichy en 1964. Un square situé rue Lucas, face au centre commercial honore sa mémoire.

Albert Londres (1884-1932) – Reporter, considéré comme « le père du grand reportage ».

Albert Londres naît au n°2 de la rue Besse, dans la maison de son grand-père maternel le 1er novembre 1884. Son père, chaudronnier est d’origine gasconne, sa mère bourbonnaise. Il commence ses études dans une institution privée de Vichy, puis à Saint-Joseph et enfin au pensionnat Saint-Gilles de Moulins. Peu motivé par les études, il est envoyé par ses parents à Lyon pour y occuper un poste de comptable. En 1903, il part pour Paris et obtient un emploi au journal « Le Salut public », puis devient reporter au « Matin ». Plusieurs grands reportages sur des sujets brûlants comme le bagne ou les asiles le rendront rapidement célèbre. Il revient régulièrement à Vichy voir sa fille Florise ainsi que ses parents qui tiennent pension à la Villa Italienne, au 18 rue du Maréchal Galliéni. Il meurt le 16 mai 1932, de retour d’un reportage en Asie, dans l’incendie du paquebot « Georges Philippar ». Une rue joignant l’avenue des Célestins à la rue Maréchal Joffre porte son nom. En 1934, un prix « Albert Londres » est créé : il récompense le meilleur grand reporter de la presse écrite.

Jeanclos - (Georges Jeankelowitsch dit, 1933-1997) - Sculpteur.

Né à Paris dans une famille juive, il vient habiter Vichy dès 1933. Son père y tient un commerce. Obligé de fuir Vichy et de se cacher durant la guerre, il y revient en 1945. Dès 1946, il s’initie à la peinture et un an plus tard rencontre le sculpteur Robert Mermet. Il décide de quitter l’école pour rentrer en apprentissage dans son atelier. En 1952, il est admis à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts - dont il deviendra plus tard professeur - et obtient le Grand Prix de Rome de sculpture en 1959. Toute son œuvre, basée sur le travail de la terre, célèbre la mémoire de la Shoah et témoigne de son engagement religieux.

 

Sportifs :

Louis Darragon (1883-1918) – Coureur cycliste.

Né à Vichy d’un père boulanger, Louis Darragon découvre le cyclisme vers l’âge de dix-sept ans et domine rapidement les compétitions régionales et nationales. Champion du monde de demi-fond derrière motos en 1906 et 1907, il est aussi Champion de France en 1906, 1907 et 1911 et remporte de nombreux Grands Prix. Mobilisé dès la déclaration de la guerre, il est réformé suite à une fracture du bras. Il se remet aussitôt au cyclisme mais meurt accidentellement le 28 avril 1918, lors du Grand Prix de l’heure organisé au Vélodrome d’hiver de Grenelle, suite à une chute provoquée par la rupture d’une pédale. Le stade municipal de Vichy, construit en 1933 porte son nom, ainsi qu’une rue du quartier de France.

Eugène Gilbert (1889-1918) - Aviateur.

Né à Riom, Eugène Gilbert passe son enfance à Vichy, où sa famille vient s’installer auprès de son grand-père maternel. Il est élève à l’école Carnot (aujourd’hui Sévigné-Fernand Lafaye) où il obtient son certificat d’études primaires en 1901, puis à l’école professionnelle supérieure où il découvre la mécanique. Il part ensuite pour Brioude avec sa famille. De là, il accomplit, à l’âge de douze ans, son premier raid jusqu’à Vichy sur un tricycle à pétrole. A seize ans, il entre comme metteur au point dans un garage clermontois avant d’intégrer en 1910 l’École Blériot d’Etampes où il obtient rapidement son brevet de pilote. Il effectue ensuite son service militaire dans l’aviation et bat à plusieurs reprises les records mondiaux de vitesse, de distance et de hauteur.

Il revient dans la cité thermale en 1913 à l’occasion des Fêtes Fédérales de Vichy. Ses nombreux exploits lui valent les appellations de « Roi des Ailes » (attribuée par Roland Garros) ou encore de « Pégase des Arvernes ». En 1914, mobilisé, il est affecté dans l’aviation à Dijon, aux côtés de R. Garros, notamment. Il réalise plusieurs exploits grâce auxquels il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur, avant d’être fait prisonnier en Suisse. Revenu en France après s’être évadé, il est affecté à l’essai et à la mise au point des nouveaux appareils. C’est lors de l’un de ces essais qu’il trouve la mort à Villacoublay, quelques jours après la disparition de Louis Darragon… La ville de Vichy lui dédie un monument inauguré dans le parc des Bourins, ainsi qu’une avenue dans le quartier de France.

Maurice Germot (1882-1958) - Tennisman

Maurice Germot naît le 15 novembre 1882, rue Alquié à Vichy, d’un père banquier. Sa famille est également propriétaire d’hôtels et fait venir à Vichy Joseph Aletti ; il sera lui-même actionnaire de la Société des Grands Hôtels. Sur les courts de tennis, il est un spécialiste du lob de volée et de la volée drivée, ce qui fait de lui un excellent joueur de double. Surnommé « Fifi », il se constitue l’un des plus beaux palmarès de l’époque après Max Decugis : Champion du monde, Champion olympique en double à Stockholm en 1912 avec André Gobert et Champion de France à plusieurs reprises en simple et en double entre 1905 et 1910. Il repose au cimetière de Vichy. Une rue reliant la rue de Vingré et le boulevard du Sichon porte son nom.

 

Architectes :

Antoine Chanet (1873-1964)

Originaire du Puy de Dôme mais vichyssois d’adoption, il est l’un des principaux architectes de la ville. Ses œuvres les plus marquantes sont le Palais des Parcs (ancien hôtel Radio), le Petit Casino (le Centre Culturel Valéry Larbaud actuellement), l’Eglise Saint Blaise et l’Hôtel de Ville. Il est également l’un des fondateurs du syndicat d’initiative.

Antoine Percilly (1858-1928)

Architecte, ses constructions sont considérables à Vichy : chapelle de l’hôpital, villas de la rue Hubert Colombier, de l’avenue Thermale, du Boulevard de Russie, de la rue de Longchamp, « L’alhambra » de style néo-mauresque rue Sornin, le Pavillon des thermes Lardy, le passage Giboin, la villa mauresque de Décoret boulevard Carnot et le château de Lonzat à Marcenat où le Maréchal Pétain réside en 1944. Il est membre fondateur de la Société des Architectes de l’Allier. Les plans et manuscrits de son cabinet ont été achetés par la ville et sont conservés à la Médiathèque municipale.

 

Industriels, scientifiques :

Joseph Darcet (1777-1844)

Chimiste éminent, membre de l’Académie de Médecine et de l’Académie des Sciences, il se rend à Vichy en 1824. Apprenant que le bicarbonate de soude est à l’origine des qualités digestives de ses eaux, il élabore une recette de pastille, vendue en pharmacie, qu’il présente par la suite comme une substitution aux eaux de Vichy. Avec Mr Batilliat, pharmacien de l’Etablissement Thermal, il met au point un procédé d’extraction du bicarbonate des sources de la cité. La pastille de Vichy est née. Une rue de la ville rend aujourd’hui hommage à son inventeur.

Arthur Callou (1822-1873)

Gérant, à partir de 1858, de la société de son père qui avait obtenu la ferme des eaux de Vichy quelques années auparavant, il devient directeur quand celle-ci se transforme en société anonyme et prend le nom de Compagnie Fermière en 1862. Architecte de formation et précurseur du tourisme thermal, il fait réaliser le nouvel établissement de bains et le Casino afin d’attirer et de divertir un nombre croissant de visiteurs. Il est enfin à l’origine du développement de la vente des bouteilles d’eau minérale et de l’utilisation commerciale du nom de Vichy. Un établissement thermal et une rue de la ville portent son nom.

En raison d'un mouvement de grève ce jeudi 19 octobre, il n'y aura pas de service de restauration scolaire à l'école élémentaire Georges Mechin et à l'école maternelle La Colline.

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