Beaux-Arts, photographie, art sacré, ethnographie, musique, création contemporaine…
Les collections du Musée sont issues des civilisations d’Asie et d’Afrique mais aussi d’Océanie et d’Amérique. Les expositions temporaires du musée AAA présentent la diversité de la création artistique tout comme le caractère universel des questions qui agitent les humains : les origines, le regard sur l’autre, la circulation des objets et des personnes, la représentation sociale, le pouvoir du religieux et de l’au-delà.
- Un musée adapté aux visites en famille avec des points médiation pour les plus jeunes.
- Un musée pour les curieux avec des collections uniques en Auvergne.
Expositions 2026 – 11 avril au 1er novembre
Collections MAGNIN-A, Paris
Les artistes : Steve Bandoma (RDC), Duda (RDC), Kiripi Katempo (RDC), Seydou Keita (Mali), Gonçalo Mabunda (Mozambique), Dolet Malalu (RDC), Houston Maludi (RDC), Tsham Mateng (RDC), Ambroise Ngaimoko (RDC), Rigobert Nimi (RDC), Mika (RDC), Moke (RDC), Amadou Sanogo (Mali), Malick Sidibé (Mali), Ana Silva (Angola).
De Bamako la coquette à Kin la joie, l’exposition est urbaine. La vie en ville est vue par le regard de ses artistes, des années 50 à aujourd’hui. Kinshasa est une ville-mondes célébrée par ses artistes, survolée, imaginée, poétisée.
Kinshasa et Bamako 1960. La vraie vie commence aux Indépendances. Les studios photo, très nombreux, mettent en scène une jeunesse fière et élégante. Le studio photo est le théâtre de l’identité retrouvée. L’Afrique se photographie selon ses propres codes, émancipée du regard colonial. La jeunesse découvre la liberté politique et la modernité urbaine.
De cette reconquête de l’image naît une scène artistique qui ne cessera de se réinventer. Dans le monde de l’art contemporain, les artistes du continent africain sont particulièrement prolifiques ; leur réflexion sur le monde est pointue et profonde. Leur créativité plastique est sans fin, leur art se nourrit de continuités et de ruptures, d’enracinements et d’innovations radicales. Certains artistes font appel à un immense réservoir de traditions et de techniques artistiques. Ce sont ces passeurs et passeuses de mémoire et de beauté que nous célébrons dans cette exposition.
Tibet. Les routes de la médecine
Les origines
Au 7e siècle, l’empire tibétain, Böd, est en contact avec l’Inde, la Chine, l’Asie centrale, le monde iranien. Les lettrés élaborent une écriture et traduisent de nombreux textes médicaux. Ces connaissances extérieures intègrent les savoirs locaux, créant la médecine savante. Le Quadruple Tantra, Gyüshi, devient son texte de référence au 13e siècle.
L’art de l’équilibre
Bouddhisme et médecine ont suivi ensemble les routes de l’Himalaya. Être en bonne santé, c’est maintenir l’harmonie entre le corps et l’esprit. L’enseignement du Bouddha invite à un comportement juste et à des émotions apaisées. Car la colère, le désir et l’illusion affaiblissent le corps.
L’art du Gandhāra, au carrefour des routes
Le Gandhāra est une région historique entre l’Afghanistan et le Pakistan actuels.
Depuis des siècles, les civilisations circulent sur ses routes, entre l’Inde, l’Asie centrale et l’Iran. C’est un espace de contacts et d’échanges continus.
1er – 3e siècles. Le premier visage du Bouddha
Au 1er siècle, des nomades des steppes d’Asie intérieure fondent l’empire kouchan. Il s’étend de l’Afghanistan au sud du Tadjikistan modernes jusqu’au nord de l’Inde. Les Kouchans deviennent bouddhistes au contact des communautés monastiques de la région.
L’art s’épanouit avec le Bouddhisme. Les images du Bouddha apparaissent autour de Peshawar : elles fusionnent influences hellénistiques, romaines, perses, steppiques et indiennes. L’art du Gandhāra est unique, splendide et d’une profonde humanité.
Les routes millénaires des Kuchis
Les Kuchis sont des pasteurs nomades d’origine pachtoune, population majoritaire en Afghanistan. Leurs parcours saisonniers traversent l’ancien Gandhāra.
Amazonie, les routes des fleuves
Les peuples Wayana et Apalaï, Guyane française, nord du Brésil, Surinam
Les Wayana et Apalaï vivent ensemble tout en gardant leurs spécificités culturelles et linguistiques. Les Wayana comptent 3300 personnes et les Apalaï, 550, répartis en une quarantaine de villages toujours situés près d’un cours d’eau.
La mobilité est adaptée à la forêt tropicale, les fleuves sont des axes de vie. Certains territoires sont accessibles uniquement par pirogue, traditionnelle ou motorisée.
Par les voies d’eau, les familles circulent librement entre les frontières administratives, échangeant et se rejoignant pour les grandes fêtes rituelles et les cérémonies de transmission.
Les autres expositions du musée
L’origine des collections et la création du musée.
Ateliers plastiques en libre accès pour les jeunes visiteurs.

